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Étude SCAC 2025 : NETSoins DM confirme la fiabilité de ses alertes médicamenteuses en conditions réelles

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Dans les établissements médico-sociaux, la sécurisation des prescriptions médicamenteuses représente un enjeu quotidien. Interactions, contre-indications, redondances, posologies inadaptées… Les logiciels d’aide à la prescription jouent aujourd’hui un rôle essentiel pour accompagner les professionnels de santé et limiter les risques iatrogéniques.

Mais une question reste centrale : les alertes générées sont-elles réellement pertinentes en pratique clinique ?

Pour répondre à cette problématique, Orisha Socialcare a conduit une étude de Suivi Clinique Après Commercialisation (SCAC) portant sur NETSoins DM. Réalisée en France auprès de 30 établissements et de 100 patients, cette étude en vie réelle apporte des résultats particulièrement solides sur la fiabilité globale du système.

 

L’essentiel à retenir : 

 

  • 96,5 % des alertes générées par NETSoins DM ont été jugées pertinentes ou sans impact clinique attendu.
  • 96,2 % des prescriptions analysées ne présentaient aucune alerte manquante.
  • 1 865 alertes médicamenteuses ont été évaluées par des experts médicaux et pharmaceutiques.
  • Les rares écarts identifiés relèvent principalement d’un manque de contextualisation clinique et non d’un dysfonctionnement du logiciel.
  • Plusieurs améliorations ont déjà été mises en œuvre à la suite de l’étude afin d’affiner encore la pertinence des alertes.

Pourquoi évaluer les alertes médicamenteuses d’un logiciel d’aide à la prescription ?

Dans les EHPAD et les établissements accueillant des personnes en situation de handicap, les traitements médicamenteux sont complexes. Les patients présentent fréquemment :

  • Plusieurs pathologies chroniques ;
  • Des traitements longs ;
  • Des prescriptions multiples ;
  • Des profils à risque liés à l’âge ou à la fragilité clinique.

 

Dans ce contexte, les logiciels d’aide à la prescription constituent un atout majeur pour renforcer la sécurité médicamenteuse.

Cependant, un système d’alerte efficace ne doit pas seulement détecter les risques théoriques. Il doit aussi éviter de générer des alertes inutiles ou trop génériques susceptibles de provoquer une fatigue informationnelle chez les professionnels de santé.

C’est précisément l’objectif de cette étude SCAC : vérifier que les alertes émises par NETSoins DM sont pertinentes, utiles et cohérentes avec la pratique clinique réelle.

 

Bon à savoir : 
La sécurisation des logiciels médico-sociaux est aujourd’hui un enjeu suivi de près par les autorités sanitaires. L’ANSM a d’ailleurs enregistré une action de sécurité concernant Teranga Software sous le numéro R2606781, destinée aux services de soins et pharmacies à usage intérieur. Cette communication officielle rappelle l’importance de disposer de solutions capables d’assurer la continuité des soins, la protection des données et la gestion sécurisée des usages numériques dans les établissements médico-sociaux.

(Source : ANSM – Information R2606781 relative à Teranga Software)

Une étude menée en conditions réelles dans 30 établissements français

L’étude a été conduite en France à partir de données réelles issues des logiciels NETSoins et NETVie. Elle reposait sur une méthodologie rétrospective et transversale.

Au total :

  • 30 établissements ont été sélectionnés ;
  • 100 résidents ont été inclus ;
  • 864 prescriptions ont été analysées ;
  • 1 865 alertes médicamenteuses ont été évaluées.

Les alertes étudiées couvraient notamment :

  • Les interactions médicamenteuses ;
  • Les contre-indications ;
  • Les allergies ;
  • Les redondances ;
  • Les précautions d’emploi ;
  • Les posologies non adaptées ;
  • Les incompatibilités physico-chimiques ;
  • Les événements de pharmacovigilance.

Cette diversité permet d’obtenir une vision très représentative des situations rencontrées au quotidien dans les établissements médico-sociaux accompagnés par les solutions médico-sociales Orisha Socialcare.

96,5 % des alertes jugées pertinentes ou sans impact clinique

Les résultats de l’étude confirment la robustesse globale du système d’alerte de NETSoins DM.

À l’échelle des prescriptions :

  • 96,5 % des prescriptions ne contenaient aucune alerte jugée fausse ou cliniquement problématique ;
  • 96,2 % ne présentaient aucune alerte manquante significative.

À l’échelle des alertes :

  • 98,4 % des alertes analysées ont été validées par les experts, jugées conformes aux RCP ou considérées sans impact clinique attendu.

Ces résultats sont particulièrement importants dans un contexte où la pertinence des alertes constitue un enjeu majeur pour les professionnels de santé et les acteurs de la coordination des soins en établissement médico-social.

Une alerte trop fréquente ou imprécise peut rapidement perdre de son efficacité opérationnelle. À l’inverse, un système plus pertinent améliore la vigilance clinique tout en limitant la surcharge cognitive.

Des écarts principalement liés à la contextualisation clinique

L’un des enseignements majeurs de l’étude réside dans l’analyse qualitative des alertes jugées fausses ou manquantes.

Les experts ont montré que la majorité des écarts ne provenaient pas d’une erreur technique du logiciel, mais plutôt d’un manque de contextualisation clinique des règles d’alerte.

Certaines alertes étaient par exemple générées sans prise en compte :

  • Du caractère chronique d’un traitement ;
  • De l’âge du patient ;
  • Du sexe ;
  • Du contexte thérapeutique global.

L’étude cite notamment des alertes de pharmacovigilance appliquées à des traitements chroniques de longue durée, comme l’hypertension ou le diabète, sans réelle pertinence clinique dans ces situations.

D’autres alertes concernaient des situations physiologiquement peu cohérentes, comme des avertissements liés aux ménorragies chez des patientes ménopausées.

Ces résultats illustrent un enjeu clé des logiciels d’aide à la prescription modernes : évoluer vers des alertes davantage centrées sur le profil réel du patient, comme le permet l’approche développée par NETSoins DM.

Réduire la fatigue des alertes : un enjeu majeur pour les logiciels de prescription

L’étude met également en lumière une problématique bien connue des professionnels de santé : lalert fatigue. Cette dernière apparaît lorsque les équipes IT ou les administrateurs systèmes sont confrontés à un volume trop important d’alertes issues des outils de supervision, au point de ne plus réagir efficacement aux notifications réellement critiques.

Lorsqu’un logiciel génère trop d’alertes peu pertinentes ou redondantes, les utilisateurs risquent progressivement de les ignorer, de les contourner ou diminuer leur vigilance globale.

NETSoins DM adopte justement une logique visant à éviter certaines alertes théoriques mais cliniquement attendues.

L’étude évoque par exemple des associations thérapeutiques courantes en insuffisance cardiaque chronique, comme l’association :

  • D’un inhibiteur de l’enzyme de conversion ;
  • D’un bêtabloquant ;
  • Et d’un diurétique.

Même si ces associations peuvent théoriquement apparaître dans les RCP comme des interactions pharmacodynamiques, leur utilisation est parfaitement encadrée et attendue dans la pratique clinique. L’absence d’alerte dans ces situations participe donc à une meilleure pertinence globale du système.

Une étude qui débouche déjà sur des améliorations concrètes

L’intérêt d’une étude SCAC réside aussi dans sa capacité à faire évoluer concrètement le logiciel.

À la suite des analyses réalisées par les experts médicaux et pharmaceutiques, plusieurs optimisations ont déjà été mises en œuvre dans NETSoins DM :

  • Amélioration de la sémantique des alertes ;
  • Suppression de certains messages trop génériques ;
  • Prise en compte de critères d’âge et de sexe ;
  • Correction d’incohérences de posologies ;
  • Clarification des alertes informatives ;
  • Amélioration des messages liés aux insulines.

D’autres évolutions sont également prévues afin d’aller vers une logique encore plus “patient-centrée”, intégrant notamment le poids du patient, le cumul inter-ordonnances ou la prise en compte de l’ensemble des lignes de traitement actives.

Une approche fondée sur la pratique réelle des établissements médico-sociaux

Cette étude apporte un éclairage particulièrement intéressant car elle ne repose pas sur des simulations théoriques, mais sur des données issues d’établissements utilisant réellement le logiciel au quotidien.

Elle montre qu’un logiciel d’aide à la prescription performant ne se limite pas à multiplier les alertes. Sa valeur repose aussi sur sa capacité à :

  • Hiérarchiser les risques ;
  • Limiter le bruit informationnel ;
  • Contextualiser les situations ;
  • Et accompagner les professionnels de santé dans leurs décisions.

 

Dans un contexte de complexification des parcours de soins et de vieillissement de la population, cette approche constitue un enjeu central pour renforcer durablement la sécurité médicamenteuse dans les établissements médico-sociaux.

 

Avec cette étude SCAC 2025, NETSoins DM confirme la fiabilité globale de son système d’alertes médicamenteuses en conditions réelles d’utilisation. Les résultats soulignent également l’importance croissante d’une aide à la prescription plus contextualisée, capable d’intégrer les spécificités cliniques de chaque patient afin d’améliorer encore la pertinence des alertes et la sécurité des soins.